En amont, de cette activité, on retrouve un secteur de récupération de tout, occupant à temps plein une foule de gens à la recherche quotidienne de quoi survivre. Mille et une fournitures transitent ainsi dans les sous-quartiers des grandes villes, par le travail de ces récupérateurs.
Auprès d'eux s'approvisionnent recycleurs de bois, de plastique, de pièces mécaniques ou électroniques. Entre autres des recycleurs de métal, priorisant les métaux fondants à basse température : cuivre et aluminium surtout. Plaques minéralogiques, pièces d'auto, composantes électriques, cadres de portes et fenêtres, tout l'aluminium récupéré est mis à fondre dans un feu à ciel ouvert, puis dégagé peu à peu de ses impuretés.
L'artisan aura d'abord produit une matrice de bois, qu'il place alors dans un tableau de sable humide à 2 faces (recto/verso) afin d'y créer le moule. Délicatement, les deux faces sont séparées, la matrice retirée et le tableau refermé sur la forme vide ainsi « imprimée » sur les parois du sable humide. Par une cheminée, l'artisan verse alors l'aluminium fondant qui occupe ainsi la forme créée. Il ne restera qu'à démouler, laisser refroidir et attaquer la dernière étape : le raclage des bavures et le polissage des surfaces.



