Littérature
La littérature camerounaise est jeune car contemporaine: elle débute en fait en 1920, lorsque le roi Njoya invente l'alphabet bamoun, permettant ainsi d'écrire et de décrire la chronique, la tradition, l'histoire.
Le premier véritable écrivain camerounais est Jean-louis Medou Njemba, et la première œuvre de littérature est Nnanga Kon, paru en 1932. Par la suite, de nombreuses figures du monde artistique et littéraire se sont succédé jusqu'à nos jours. La littérature est avant tout profondément marquée par les traditions africaines, c'est-a-dire basée sur l'oral et sur des fondements très anciens. Traditionnellement, les poètes récitaient les poèmes en s'accompagnant du mvet, sorte de harpe de 4 à 7 cordes. Ces poètes étaient qualifiés de« troubadours » alliant le texte à la musique. Cette« littérature » camerounaise reste basée sur l'oral jusqu'à la venue du roi Njoya à la fin du XIX' siècle. Il est l'un des premiers à rédiger ses textes sur papier. Son ouvrage le plus célèbre est le livre des remèdes et des guérisseurs. En 1930, Isaac Moumé-Etia, auteur d'une grammaire du douala, publie un recueil de contes en français et en douala. Malgré cette unique tentative en Afrique noire et malgré l'islam qui avait apporté l'écriture au nord du Cameroun, ce n'est qu'avec la colonisation de la France et de l'Angleterre que le pays rentrera réellement dans la civilisation écrite. La majeure partie de la littérature camerounaise est rédigée en français durant les années de la Seconde Guerre mondiale. Elle est très riche et variée, allant des travaux historiques, tels ceux du Révérend Père Engelbert Mveng (Peuples et civilisations de l'Afrique antique, Histoire du Cameroun, Arts d'Afrique noire), aux études plus précises comme cettes publiées par Enock Kahe Kwayeb, les Institutions du pays Bamiléké.



